Les 3 comptes de l’entrepreneur

Etes-vous en bonne santé ? Soignez votre compte en banque et vos 2 autres comptes ?

Votre compte bancaire :

En tant que gestionnaire de votre entreprise, vous pouvez parler de la santé de votre ou de vos comptes en banque. Vous savez si votre compte bancaire est dans le vert, l’orange ou le rouge.

Vous pouvez également prévoir l’évolution de votre santé financière et selon, vous sentir plus ou moins confiant.

Si vous n’avez pas cette visibilité des, au minimum, 3 à 6 prochains mois, je vous conseille de prendre le temps de projeter votre chiffres d’affaires, votre marge et votre trésorerie.

Avoir une prévision claire est déjà rassurant en soi, ça diminue l’incertitude du lendemain. Et souvent, cette conscience conduira à prendre des actions simples comme relancer un client qui n’a pas payé dans les délais, revoir un prospect qui n’a pas pris sa décision, vendre en lot 2 produits complémentaires etc…

Votre compte émotionnel

Maintenant parlons de la santé de votre compte émotionnel, concept développé notamment par Strephen Covey dans Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent.

Vous faites un dépôt dans le compte émotionnel de votre collaborateur ou partenaire mais aussi dans le vôtre en étant reconnaissant ou respectueux de vous-même.

Vous vous créez ainsi un solde émotionnel positif qui supportera les retraits que vous ferez lorsque vous serez dur, impatient voire infernal avec vous-même.

Quel est le solde de votre compte émotionnel ? Élevé et vous vous sentez confiant, bas voire négatif et vous vous inquiétez, vous êtes stressé.

Pour renflouer votre compte vite et facilement, je vous suggère de lister tout ce que vous avez fait de bien depuis le 1er janvier, vous verrez que votre comptabilité émotionnelle sera plus équilibrée; faites cet exercice régulièrement – je le pratique chaque soir, je m’offre une pause et j’écris sur mon journal tout ce que j’ai aimé dans la journée.

Si vous ne mettez que le négatif, votre comptabilité émotionnelle vous stresse et en plus elle est fausse !

En revanche si vous savez soigner votre propre compte émotionnel, alors vous pouvez aussi contribuer à la santé émotionnelle de ceux qui vous entourent. Une lecture qui m’a inspirée à ce sujet :

Votre seau est-il bien rempli de Tom Rath et Donald O. Clifton, 124 petites pages pragmatiques

 Votre compte temps :

Après le compte en banque et le compte émotionnel, j’ai envie de vous parler du compte temps, de votre compte temps. Comment va-t-il ? Est-il juste assez plein, trop plein ou pas assez plein ?

Et de quoi est-il plein ? Le remplissez-vous de ce qui vous plait, de ce qui vous passionne, de ce qui est le plus important dans vos vies professionnelle et personnelle ?

Et qui le remplit ? Le laissez-vous remplir par vos collaborateurs, vos clients, l’administration, votre conjoint ou êtes-vous le capitaine de votre temps qui maîtrise son emploi du temps comme sa ressource la plus précieuse ?

On dit souvent que les journées sont longues mais que les années passent vite, qu’on ne les voit pas passer. Au lieu de vous dire que l’année est faite, pensez au nombre de jours dont vous disposez jusqu’à la fin de l’année,

Whaoo, vous avez soudain la sensation d’avoir plus de temps disponible sur votre compte temps. Je vous suggère maintenant de lister tout ce que vous avez envie de faire jusqu’à la fin de l’année, relisez et entourez ce qui vous fait chaud au cœur, décidez des petits pas que vous vous sentez capable d’effectuer, 1 pas par jour, dites à votre entourage ce que vous allez faire, si vous ne le faites pas pour vous, vous le ferez pour eux!

Soignez votre compte en banque et votre compte émotionnel et votre compte temps, vous le valez bien !

Le journal, un outil performant !

Le journal, un outil performant !

La 4ème étape de mon aventure avec le journal, je la vis chaque jour depuis 2009 avec les entrepreneurs que je coache pour bien vivre de leur entreprise en les aidant à avancer plus vite et plus facilement que seuls le nez dans le guidon.

Le journal pour faire des pauses et y voir plus clair

Ils me parlent des bienfaits de se poser, ils apprécient la pause coaching car elle leur permet de prendre du recul, de réfléchir, de voir les choses autrement, de se changer les idées, de souffler, de respirer, de se reposer, de rire, de parler sans être jugés, de ralentir par rapport à leur rythme de travail « non-stop » et de se préparer pour mieux réaliser seuls et avec leurs équipes.
Et la pause devient une activité (oui, oui c’est bien ce que je voulais écrire) que l’entrepreneur joue à systématiser, il introduit des pauses régulières dans son planning : activité physique, repas, repos, famille, amis, collaborateurs, travail sur l’entreprise, réseaux professionnels ou sociaux, communauté, autres passions, etc….

En fait au lieu d’être dans une course type marathon permanent, je le vois apprendre à faire des pauses/se poser pour ensuite courir des sprints ou marcher, bref avancer à un rythme écologique pour lui.

Je propose à mes clients plusieurs outils comme la fiche de focus hebdomadaire, le plan à 120 jours, la feuille de route annuelle,
le classeur de bord pour rassembler 1 an d’activités et j’ai observé que ceux qui s’en servent le plus régulièrement, prennent le temps d’écrire/d’ancrer (encre), de revoir les semaines précédentes,
de se féliciter pour les progrès accomplis etc… avancent plus vite et mieux vers leurs objectifs et atteignent les caps qu’ils se sont fixés.

Le journal-coaching pour de belles prise de conscience

Toujours à la recherche et en formation sur des méthodes pour mieux servir mes clients, j’en suis tout naturellement arrivée à me former au journal-coaching auprès de coachs américains et canadiens.

Le sujet du journal occupant aujourd’hui une grande partie de moi, j’en parle avec les entrepreneurs que je rencontre et ils ont tous envie de partager un avis ou une expérience :

  • C. s’auto-coache en tenant un journal,
  • JP vient de bruler son journal avec joie pour rebondir après la liquidation de son entreprise,
  • D. tient un journal avec son épouse depuis la naissance de leur fille,
  • B. utilise son agenda comme un journal et voudrait être plus créative,
  • F. considère son agenda très détaillé comme un carnet du passé et se dit qu’il gagnerait à les relire,
  • G. a abandonné faute d’y trouver un bénéfice concret,
  • B. aimerait mais a peur que ça lui prenne trop de temps et se demande comment s’y prendre,
  • E. aimerait en tenir un pour mieux vivre avec ses partenaires, etc…

Whaoouh ! Et si tous ces journal’entrepreneurs confirmés, débutants, apprentis se retrouvaient ?

 

 

Se mettre au sport pour mieux travailler !

Se mettre au sport pour mieux travailler !

La tête dans le guidon et le repli sur soi

Été 2011,  j’ai décidé de me mettre au sport pour moins travailler. Je ne vois pas le lien, me direz-vous. Ça faisait un peu plus de 2 ans que j’avais créé mon entreprise d’accompagnement des entrepreneurs, ça marchait bien, je coachais beaucoup,  je réseautais beaucoup et je continuais à me former au coaching 2 ou 3 soirs par semaine, je sais empiler des heures de travail, j’ai appris ça toute petite, de mes parents.

Comme vous, je suis limitée à 24h par jour, pour tenir le rythme de travail et d’apprentissage je sacrifiais quelques heures de sommeil, pour rester éveillée je mangeais plus notamment le soir et je m’isolais de mon entourage personnel. Vous voyez le début de la spirale infernale ? Moi, je ne suis pas sûre que j’en étais consciente à ce moment-là.

 

Le déclic

 

Et puis, il y a eu une rencontre, j’ai rencontré Patrick un chanteur et professeur de chant, il se produisait dans une banque à 2 mètres de moi, je me suis sentie complètement remplie de sa voix, de son regard, quelle présence ! Il m’a donné un cours de chant, je ne m’attendais pas à ressentir autant de sensations physiques, à la fois l’effort parfois à la limite de la souffrance et le bien être qui vous envahit, vous nourrit.

Patrick m’a présenté Fabien, coach sportif, avec Fabien j’ai ré-appris à courir, c’est fou ce qu’on peut devenir handicapé à force de ne pas utiliser les capacités physiques qu’on a la chance d’avoir, j’en ai bavé mais courir après un homme jeune et beau puis se faire masser c’est stimulant !

 

La liberté d’avoir du temps pour soi

 

Très rapidement, mes petits bobos, mal au dos, stress sur les épaules ont disparu, faire du sport pour ne plus avoir mal ! J’ai introduit 2 pauses chant et course à pied dans ma semaine idéale, j’ai choisi de le faire les fins de journée pour mettre une limite à ma journée de travail et j’ai choisi de le faire en m’engageant auprès de coachs, ça m’a évité tous les prétextes qui auraient pu me faire rater ma pause.

Avec le recul, je peux dire que :

  1. je travaille plus vite et plus facilement quand je sais que j’ai une pause derrière
  2. j’ai encore plus d’énergie et d’agilité les lendemains matin, je suis 100% présente pour mes coachés, l’énergie circule, les entrepreneurs coachés repartent bien rechargés
  3. je suis plus consciente de l’énergie physique, la mienne et celle des autres, ça me permet de me comporter de manière plus écologique avec moi et les autres

En résumé, je me suis remise au sport pour moins travailler et le cadeau caché c’est que je travaille beaucoup mieux. En plus j’y ai pris goût et participe à quelques courses, comme vous pouvez le voir :

Saint-Martin-Vésubie : le kilomètre vertical par niceazurtv

Si vous aussi, vous souhaitez retrouver votre liberté d’entrepreneur, inscrivez-vous vite à notre webinaire Cap’Liberté. Vous identifierez les premières actions à mettre en place  pour retrouver du temps pour vous.

Mon histoire avec le journal (2ème partie)

La 2ème étape je vous la raconterai une autre fois, c’est quelque chose que je n’ai pas encore digéré et qui fait qu’aujourd’hui j’attache beaucoup d’importance au fait que je n’ai pas à me soucier de la « privacy » de mon journal, à craindre que quelqu’un le lise à mon insu. Je comprends que c’est un frein réel au « journaling », que d’aucuns voudraient tenir un journal et ne le font pas par crainte d’être violés (oui, peut être que le mot est fort, mais bon c’est comme ça que je le ressens) dans leur intimité, dans leur jardin secret.

Mon histoire avec le journal personnel (1ère partie)

Mon histoire avec le journal personnel (1ère partie)

Adolescente, au Pays Basque, j’ai tenu ce que beaucoup appellent un journal intime, c’était un petit carnet que j’écrivais dans mon lit, seule dans ma chambre, des pattes de mouches qui étaient mon écriture de l’époque (dis-donc t’as pas beaucoup progressé là-dessus !?! )

A propos de quoi et comment j’écrivais ?

Principalement sur mes nouvelles vies naissantes à la fois sentimentales et amicales, aucune place pour la scolarité, les profs, les cours.

Je reconstituais des scènes, notais les dialogues, revivais mes émotions, ça enrichissait ma vie de jeune fille élevée  quasiment en fille unique loin de mes frère et sœur internes et passant de longs moments seule à la maison.
Mon journal restait sous mon matelas.

Et puis un jour, je me prends comme une gifle, une réflexion de ma mère sur un sujet dont je ne vois pas comment elle aurait pu avoir connaissance autrement qu’en lisant mon journal.
Mon souvenir est assez flou, je ne sais pas si elle a confirmé qu’elle avait lu mon journal, je ne sais même plus si je lui ai posé la question, toujours est-il que j’ai stoppé net l’écriture de mon journal.

Lorsque j’ai réalisé que je me privais d’un ami présent tous les jours à mes côtés, j’ai repris l’écriture en me disant que certes, je n’avais pas envie de tout raconter à ma mère, que je voulais garder mon jardin secret mais que finalement il n’y avait rien que je veuille lui cacher coûte que coûte et que donc si elle découvrait quelque chose, c’était acceptable pour moi.
Je ne crois pas qu’elle ait lu mon journal à nouveau.

Mi 2012, lors d’une formation aux outils PNL, j’ai travaillé sur ma relation avec ma mère, l’incident du journal est revenu à la surface et étant moi-même mère d’adolescents, j’ai compris le comportement de ma mère, je me suis dit qu’elle avait vraiment agi au mieux de ses capacités de communication à elle à ce moment-là. Je me suis sentie plus proche de ma mère et j’ai osé lui poser une question qui me turlupinait depuis longtemps, j’ai reçu comme réponse des mots magnifiques.

Merci mon journal, mon ami!

Pourquoi tenir un journal quand on est entrepreneur ?

Pourquoi tenir un journal quand on est entrepreneur ?

J’ai tenu pendant un an en 2011/2012 un journal d’apprentissage sur word.

Se connecter avec ses émotions

Consacrer un peu de temps à cette activité chaque semaine a été un moyen de me connecter avec mes émotions et intuitions régulièrement et m’a permis d’accélérer mes prises de conscience, mes prises de décision, leur exécution. Mon agir me donne matière à penser et mon penser me donne matière à agir, en rapprochant l’un de l’autre, je confirme, ajuste ou rectifie mon cap en temps réel, je me sens plus agile.C’est comme l’activité physique que j’ai réintroduite à la même époque dans ma semaine idéale, elle m’aide à me renouveler régulièrement.

Pour lâcher prise

Pour ce journal d’apprentissage, j’étais guidée chaque semaine par une femme formidable, sous forme de coaching, exclusivement par écrit. Je trouvais ces questions qui souvent arrivaient à plusieurs sur mon journal très confrontantes, je résistais mais pas moyen de m’enfuir, de faire l’autruche, j’avais simplement à faire le travail sur moi avec mon cœur et mon corps au lieu de me contenter de penser avec ma tête comme je l’avais déjà fait. Quand enfin j’ai compris et surtout accepté que ce n’était pas un combat entre le coach et moi mais entre les différents moi, j’ai lâché prise et j’ai reconnecté avec l’essence de moi-même, je me suis littéralement sentie renaître en tant que femme, je me suis centrée, ma mission de vie m’est apparue clairement, mon cap d’entrepreneur s’est cristallisé.